lpikachu58 a écrit:
A priori c'est effectifs à partir de 7m.s-1 que ça devient effectif.
Où as tu lu ca?
Dans leur étude, ils pensent que c'est effectif à partir du moment où il y a un mouvement: "This reduction in Cd occurs at the
lowest V measured (3.5 m/sec), suggesting that the VG are effective as soon as movement is initiated", ce qui est déjà une chose qui est contre la théorie.
La tu as mal lu, il y a des chiffres de ACd complet à partir de mannequin provenant de numérisation.
En effet, j'avais pas vu la partie sur les tests avec les mannequins.
C'est quoi que tu apelles "ACd"?
Là encore, je suis très dubitatif sur la faible différence entre amélioration sur un tube seul (11,9% pour une jambe de sprinteur), et l’amélioration sur un mannequin entier (jusqu'à 10,5% sur un sprinteur entier), qui sont très proches alors que la traînée totale est décuplée...
Voir les valeurs brutes aideraient surement à comprendre un peu mieux comment ils obtiennent ces valeurs, mais là encore ça n'est pas logique face à la théorie.
Est ce qu'on peut l'appliquer sur les cyclistes?
le 5% retenu ne me paraissent pas stupide dans le cadre d'une estimation. Pourquoi :
Les bras du cycliste ne jouent pas un rôle si différent que ceux utilisé dans l'étude. Les vitesses de l'étude sont compatibles avec le cyclisme pour en utiliser les chiffres.
Pour ce qui de la forme des vortex, je suis d'accord ça peut porter à critique en première approche. Cependant il aurait du apporter d'autres sources dont :qui a étudié l'influence de la rugosité des combinaisons sur ACd et qui arrive à ce genre de gain.https://ir.canterbury.ac.nz/bitstream/handle/10092/7804/Thesis_fulltext.pdf
De plus, il aurait pu demander aux gens de la FFC de parler de leur travaux sur la rugosité des combinaisons qui ont mesuré sur les sprinters jusqu'à 8% de gain en utilisant un textille spécifique.
Donc la forme des vortex influence sans doute mais l’important c'est d'augmenter la rugosité pour avoir l'effet balle de golf.
Je ne suis pas d'accord avec toi que le cas est applicable à un cycliste, sa forme est beaucoup plus profilée qu'un coureur à pieds qui se tient droit, ce qui qui change drastiquement le comportement de la partie turbulente à l'arrière du corps.
Enfin, passons ce point, ce n'est pas le pire des points je pense.
L'idée de base de l'effet "balle de golf", c'est de décaler le point de séparation de la couche laminaire, ce qui a pour effet de favoriser un recollement des filets plus tôt derrière la balle.
Le but est de décaler le "point de transition" à un nombre de Reynolds légèrement inférieur. Avant ce point, les courbes devraient être sensiblement identiques.
Dans leur étude, le Coefficient de traînée du cylindre avec turbulateurs est nettement inférieur au cylindre lisse, à un faible nombre de Reynolds (donc une faible vitesse), et reste en plateau. Il y a donc 2 points à coté desquels ils sont passés:
-à une faible vitesse les valeurs devraient être pratiquement identiques, elles sont très différentes
-Ils n'ont pas réussi à chopper le point de transition dans leur essais
Soit ils ont réinventé les lois de la physique, soit ils sont passé à coté de quelque chose. A vous de voir. En tout cas, ce qui est clair c'est que les athlètes portant ces combinaisons aux JO et au Tour n'ont pas été autant au dessus du lot que ce qu'ils vantent, et de loin.
Un dernier point, pas forcement lié à cette étude, mais plutôt aux études aérodynamiques en CFD (simulation numérique) de façon générale: on peut faire dire ce qu'on veut à une étude: le logiciel va nous donner des résultats, et même de belles animations, qui peuvent ne pas représenter du tout ce qui se passent dans la réalité. Il faut trouver les bons paramètres d'entrée, le bon mode de calcul, et corréler tout ça avec des essais en soufflerie, qui eux restent souvent un peu aléatoires. L'un aide à comprendre l'autre, et vice et versa, mais il est facile d'avoir des résultats qui pariassent consistants mais qui sont plus ou moins faux. Il faut donc avoir pas mal de recul sur toutes les études qui peuvent être faites, en particulier quand les gains annoncés sont énormes.